Le matin, en partant de Puerto Natales, il vente, mais pas plus que d'habitude. Le ciel est plutôt dégagé et nous entamons confiants les 110 km qui nous séparent du parc Torres del Paine. Celui-ci fait partie des réserves de la biosphère de l'Unesco, ce qui est toujours bon signe à mon avis.
110 km, ça peut vous paraître peu, mais quand le chauffeur est également photographe, ça peut aussi être très long, d'autant plus si la route est belle et la faune abondante. Guanacos, nandous, condors des Andes, moutons et chevaux sont tous au rendez-vous. Tout est prétexte pour une petite pause photo. René et moi, dociles, nous prêtons volontiers à ce petit jeu que nous connaissons bien maintenant.
Après des heures de paysages plutôt désertiques et des centaines de photos plus tard, les montagnes du parc apparaissent. Mon coeur est soudainement trop gros pour ma poitrine. Nous arrivons. Il est plus de 14 h quand nous franchissons la barrière du parc.
110 km, ça peut vous paraître peu, mais quand le chauffeur est également photographe, ça peut aussi être très long, d'autant plus si la route est belle et la faune abondante. Guanacos, nandous, condors des Andes, moutons et chevaux sont tous au rendez-vous. Tout est prétexte pour une petite pause photo. René et moi, dociles, nous prêtons volontiers à ce petit jeu que nous connaissons bien maintenant.
Après des heures de paysages plutôt désertiques et des centaines de photos plus tard, les montagnes du parc apparaissent. Mon coeur est soudainement trop gros pour ma poitrine. Nous arrivons. Il est plus de 14 h quand nous franchissons la barrière du parc.
Sur la route, un panneau signalétique nous indique qu'il faudra bientôt arrêter faire une photo. Tu m'étonnes!
Le panneau ne nous a pas trompés. Il faut voir le bleu de ce lac pour y croire. Les sommets enneigés dans les nuages au loin. Merveilleux, tout simplement. Nous sortons de notre pick-up, poussant à deux mains la portière qui résiste au vent infernal. Un condor plane. Tranquillos. Nous sourions quelques minutes devant ce spectaculaire paysage qui s'offre à nous et retournons dans notre bolide.
Le lac Sarmiento est classé comme un lac salé.
Plus nous nous approchons des fameuses tours, plus les nuages s'intensifient et c'est à peine si nous osons sortir du camion tant il vente. Des rafales si intenses qu'elles font remonter l'eau des lacs dans les airs. Oui madame! Le pick-up en tremble de peur. Devant, au bout de la route, et se dirigeant droit vers nous, une mini tornade de poussière. Face à l'étrange et inquiétant phénomène, François esquive d'un coup de volant. Curieux climat.
Après des heures dans notre bateau, le derrière en compote, arrivés au seul court sentier du parc, nous décidons quand même de faire une « petite balade » comme dit René. Nous ne voyons pas grand-chose et nous dépensons beaucoup trop d'énergie juste à mettre un pied devant l'autre. Le vent, toujours. Fait frette aussi. Nous peinons à avancer. Au bout de 30 minutes de notre « petite balade », la pluie commence. Diluvienne. Vent en rafale. Terrible. Je crie à René que c'est peine perdue, nous ne verrons jamais que du brouillard. Nous sommes trempés jusqu'aux os. En revenant sur nos pas, nous rencontrons notre photographe à l'abri d'un buisson. Intense. Vivement notre pick-up et sa précieuse chaufferette.
Nos vêtements sont si trempés que c'est en bobettes que nous reprenons la route en direction de Puerto Natales. Les trois tours ne se sont pas offertes aujourd'hui, qu'à cela ne tienne, demain est un autre jour.
Lac Pehoé
Même si ce lac est juste à côté du lac Sarmiento, sa couleur est très différente.
Même si ce lac est juste à côté du lac Sarmiento, sa couleur est très différente.
















































