vendredi 19 février 2010
jeudi 18 février 2010
mercredi 17 février 2010
mardi 16 février 2010
Estancia suite : tonds-moi un mouton
Dans la grange, un groupe de touristes écoutent religieusement le guide qui explique comment ils tondent les moutons pendant qu'un jeune garçon s'active avec ses ciseaux sur l'animal. Nous nous faisons discrets et tâchons de nous mêler au groupe autant que possible sans nous faire remarquer.
Va savoir pourquoi, mais à la fin de la démonstration, le tondeur a ouvert la bouche du mouton pour nous montrer l'absence de la rangée de dents du haut.
Va savoir pourquoi, mais à la fin de la démonstration, le tondeur a ouvert la bouche du mouton pour nous montrer l'absence de la rangée de dents du haut.

lundi 15 février 2010
dimanche 14 février 2010
Estancia Nibepo Aike ou un voyage dans le temps

Nous ne l'avons pas fait exprès. C'est un cadeau de la vie, si en explorant la région de El Calafate, nous nous sommes retrouvés dans cette estancia (sorte de ferme dont les pâturages sont à perte de vue).
Toute cette beauté brute nous est donc tombée dessus sans crier gare (François me souffle que c'est parce que toute la voie ferrée a été démantelée en Argentine). Oh ! regardez-moi l'enclos avec ces jolis chevaux ! Wow ! On fait une photo ? Il y a des bâtiments, peut-être pourrons-nous y manger ?
C'est ainsi que ça s'est passé, pour vrai. François stationne la voiture et nous voilà partis fouiner un peu partout pour finalement nous rendre compte que cette estancia haut de gamme reçoit effectivement des groupes de touristes.
Il n'y a pas eu de repas, mais des chiens et des gauchos (sorte de cowboys du sud) qui sont apparus dans un nuage de poussière au bas de la colline ramenant avec eux un troupeau de bovins. En entendant le bruit des sabots trottant sur le sol, nous nous sentions comme des gamins devant leurs Johnny West. Les gauchos sont (vachement) virils et plutôt brutaux avec les bêtes. Pour une fille telle que moi, c'est plutôt intense. Mettons que j'aimerais bien leur servir un peu de cette cravache dont ils usent abondamment.
Le troupeau a été dirigé vers un enclos et le propriétaire est arrivé pour sélectionner de jeunes boeufs sans doute pour les conduire par la suite à l'abattoir. Deux énormes taureaux assistaient à la scène dans l'enclos voisin, émoustillés par l'odeur de toutes ces vaches. L'un d'eux n'y tenant plus a essayé de monter l'autre à plusieurs reprises. La scène était plutôt comique à regarder.
Toute cette beauté brute nous est donc tombée dessus sans crier gare (François me souffle que c'est parce que toute la voie ferrée a été démantelée en Argentine). Oh ! regardez-moi l'enclos avec ces jolis chevaux ! Wow ! On fait une photo ? Il y a des bâtiments, peut-être pourrons-nous y manger ?
C'est ainsi que ça s'est passé, pour vrai. François stationne la voiture et nous voilà partis fouiner un peu partout pour finalement nous rendre compte que cette estancia haut de gamme reçoit effectivement des groupes de touristes.
Il n'y a pas eu de repas, mais des chiens et des gauchos (sorte de cowboys du sud) qui sont apparus dans un nuage de poussière au bas de la colline ramenant avec eux un troupeau de bovins. En entendant le bruit des sabots trottant sur le sol, nous nous sentions comme des gamins devant leurs Johnny West. Les gauchos sont (vachement) virils et plutôt brutaux avec les bêtes. Pour une fille telle que moi, c'est plutôt intense. Mettons que j'aimerais bien leur servir un peu de cette cravache dont ils usent abondamment.
Le troupeau a été dirigé vers un enclos et le propriétaire est arrivé pour sélectionner de jeunes boeufs sans doute pour les conduire par la suite à l'abattoir. Deux énormes taureaux assistaient à la scène dans l'enclos voisin, émoustillés par l'odeur de toutes ces vaches. L'un d'eux n'y tenant plus a essayé de monter l'autre à plusieurs reprises. La scène était plutôt comique à regarder.

samedi 13 février 2010
vendredi 12 février 2010
Glacier Perito Moreno
J'ai la mémoire en forme de gruyère. Ceux qui me connaissent le savent. Terrible. Ce qui restera l'un de mes plus beaux souvenirs de ce voyage (à vie donc), le glacier Perito Moreno, est imprimé dans mon cerveau à vie, mais de l'avant et de l'après de cette journée où nous y sommes allés, il ne reste que deux immenses trous. En relisant le texte que j'avais préparé, François m'a dit que j'étais toute mêlée, ça m'a un peu inquiétée.
- Pourquoi tu dis que je suis mêlée ?
- Ce n'est pas Puerto Natales, c'est El Calafate.
- Ce n'est pas si grave. Faut juste changer le nom de la ville alors ?
- On a aussi fait 7 heures de bus entre Puerto Natales et El Calafate.
- Ouais, pis ?
- ...
- ...
Entre vous et moi, je m'en sacre un peu du nom des villes et d'avoir fait 7 heures de bus pour me rendre à El Calafate. Le glacier Perito Moreno est tout ce qui m'importe. La mémoire est une sorte de mécanisme de triage où l'important est séparé du superflu, mais malheureusement notre superflu n'est pas toujours celui de l'Autre... Maintenant, laissez-moi vous raconter ce que j'ai vu et vous pourrez aller voir tous les détails techniques sur Wikipedia.
À El Calafate, afin d'éviter les visites guidées et autres sorties de groupe, nous avons loué une voiture. Une formule qui nous laisse plus de liberté pour nos allées et venues et qui nous ressemble davantage. Plus important encore, cela permet à François d'arrêter la voiture à sa guise pour faire autant de photos qu'il le souhaite. On dirait qu'il veut ramener chaque instant de ce voyage dans sa caméra (je le soupçonne de gruyère lui aussi). René et moi avons l'habitude de ces nombreux arrêts. Quand la voiture s'immobilise, c'est le signal. Souvent René, question de passer son fou, en profite pour partir à la course on ne sait où et revenir trois minutes plus tard, tandis que je jette un coup d'oeil par ma fenêtre ouverte et lis quelques pages d'un roman de Benaquista qui me plonge dans un autre univers comme si c'était nécessaire. Ou encore, voyant que François fait un panoramique nous incluant, nous prenons la meilleure pause possible sans même nous en parler, ce qui nous fait bien rigoler. René et moi sommes devenus de redoutables chiens de Pavlov. Ainsi, l'attente est trompée.
- Pourquoi tu dis que je suis mêlée ?
- Ce n'est pas Puerto Natales, c'est El Calafate.
- Ce n'est pas si grave. Faut juste changer le nom de la ville alors ?
- On a aussi fait 7 heures de bus entre Puerto Natales et El Calafate.
- Ouais, pis ?
- ...
- ...
Entre vous et moi, je m'en sacre un peu du nom des villes et d'avoir fait 7 heures de bus pour me rendre à El Calafate. Le glacier Perito Moreno est tout ce qui m'importe. La mémoire est une sorte de mécanisme de triage où l'important est séparé du superflu, mais malheureusement notre superflu n'est pas toujours celui de l'Autre... Maintenant, laissez-moi vous raconter ce que j'ai vu et vous pourrez aller voir tous les détails techniques sur Wikipedia.
À El Calafate, afin d'éviter les visites guidées et autres sorties de groupe, nous avons loué une voiture. Une formule qui nous laisse plus de liberté pour nos allées et venues et qui nous ressemble davantage. Plus important encore, cela permet à François d'arrêter la voiture à sa guise pour faire autant de photos qu'il le souhaite. On dirait qu'il veut ramener chaque instant de ce voyage dans sa caméra (je le soupçonne de gruyère lui aussi). René et moi avons l'habitude de ces nombreux arrêts. Quand la voiture s'immobilise, c'est le signal. Souvent René, question de passer son fou, en profite pour partir à la course on ne sait où et revenir trois minutes plus tard, tandis que je jette un coup d'oeil par ma fenêtre ouverte et lis quelques pages d'un roman de Benaquista qui me plonge dans un autre univers comme si c'était nécessaire. Ou encore, voyant que François fait un panoramique nous incluant, nous prenons la meilleure pause possible sans même nous en parler, ce qui nous fait bien rigoler. René et moi sommes devenus de redoutables chiens de Pavlov. Ainsi, l'attente est trompée.
C'est donc en voiture que nous nous rendons à 80 km de El Calafate, dans le parc des Glaciers, voir «The» glacier. Le Perito Moreno est là, tellement là d'ailleurs qu'il efface tout le reste de la journée. Massif, majestueux, immense (5 km de façade, 60 m de haut, 30 km de long) et il avance (oui, oui, jusqu'à 2 m par jour!!), c'est dire qu'on l'entend aussi. D'autant plus que la passerelle d'observation est vraiment très proche du glacier. C'est tout simplement fabuleux. Ça dépasse l'entendement. Je n'ai jamais rien vu de tel. René et moi avons eu beaucoup de chance, car nous étions placés directement devant l'endroit où un énorme morceau du glacier s'est détaché avec fracas. Plusieurs visiteurs ont spontanément applaudi tant ce moment était spectaculaire.
On dirait que depuis le début de ce voyage, nous ne cessons d'être de plus en plus impressionnés par ce que nous voyons. J'ai eu le sourire aux lèvres pendant toute la durée de notre visite du Perito Moreno. Je l'ai encore d'ailleurs en regardant les photos de François.
On dirait que depuis le début de ce voyage, nous ne cessons d'être de plus en plus impressionnés par ce que nous voyons. J'ai eu le sourire aux lèvres pendant toute la durée de notre visite du Perito Moreno. Je l'ai encore d'ailleurs en regardant les photos de François.
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