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mercredi 27 janvier 2010
mardi 26 janvier 2010
lundi 25 janvier 2010
samedi 23 janvier 2010
Croisière-jour 3 : Glaciers Piloto et Nena
La pluie, le vent et la fraîcheur de la température n'enlèvent rien à la hâte que nous ressentons tous à l'idée de sortir en pneumatiques pour voir enfin des glaciers. Ils sont situés à proximité l'un de l'autre dans une petite baie où notre navire ne peut pénétrer, de là les pneumatiques.
Nous nous exclamons à leur vue. Par cette journée grise, le bleu de la glace du Piloto nous ravit. Nous admirons ce gigantesque amoncellement de glace bleutée quand soudain un morceau se détache avec fracas. Il termine sa chute dans l'eau opaque de cette couleur si particulière propre aux glaciers. Une eau remplie de sédiments que l'on nomme pour cette raison « leche glaciar » (lait de glacier) nous informe Paula, notre dynamique guide.
Le glacier Piloto avance et se jette dans la mer ce qui en fait un glacier côtier, alors que le glacier Nena juste à côté n'y touche pas, ce qui en fait un glacier suspendu. http://fr.wikipedia.org/wiki/Glacier
Nous approchons de la côte tout près du Piloto où des cormorans nichent sur les parois rocheuses. François et moi pensons immédiatement à l'époustouflante colonie de fous de Bassan que l'on retrouve chez nous sur l'île Bonaventure et qu'il est bien difficile d'égaler. Le spectacle est néanmoins agréable à observer et amusant avec Paula qui nous divertit avec ses propos sur les moeurs monogames de ces oiseaux.
Nous nous exclamons à leur vue. Par cette journée grise, le bleu de la glace du Piloto nous ravit. Nous admirons ce gigantesque amoncellement de glace bleutée quand soudain un morceau se détache avec fracas. Il termine sa chute dans l'eau opaque de cette couleur si particulière propre aux glaciers. Une eau remplie de sédiments que l'on nomme pour cette raison « leche glaciar » (lait de glacier) nous informe Paula, notre dynamique guide.
Le glacier Piloto avance et se jette dans la mer ce qui en fait un glacier côtier, alors que le glacier Nena juste à côté n'y touche pas, ce qui en fait un glacier suspendu. http://fr.wikipedia.org/wiki/Glacier
Nous approchons de la côte tout près du Piloto où des cormorans nichent sur les parois rocheuses. François et moi pensons immédiatement à l'époustouflante colonie de fous de Bassan que l'on retrouve chez nous sur l'île Bonaventure et qu'il est bien difficile d'égaler. Le spectacle est néanmoins agréable à observer et amusant avec Paula qui nous divertit avec ses propos sur les moeurs monogames de ces oiseaux.
vendredi 22 janvier 2010
Croisière- 2e sortie : la baie de Wulaia
Voici un autre texte instructif de René :
Darwin est venu en Terre de Feu explorer la baie de Wulaia en 1831 lors de son fameux tour du monde. Il passa plus de cinq années sur le navire Beagle. Le canal du même nom nous rappelle aujourd'hui ce périple. Wulaia a guère changée depuis, elle est toujours aussi sauvage et magnifique. Bien sûr, il n'y a plus de Yamanas. D'ailleurs, Darwin avait dit de ce peuple qu'il représentait l'aspect le plus bas de la race humaine. Même s'il se rétracta par la suite, le mal était fait.
Le plus étrange est de retrouver dans cette contrée perdue nos castors canadiens. - Eh oui, notre copine Brigitte (pas Bardot mais Nadeau) avait bien raison. L'histoire remonte à bien des années (1946). Le gouvernement argentin voulait développer l'industrie de la fourrure, alors il importa des castors bien de chez nous. Le hic, c'est qu'il fait beaucoup moins froid en Patagonie qu'au Canada. Par adaptation (Darwin avait bien raison), notre mascotte nationale développa une fourrure moins épaisse, donc sans valeur marchande. Et, puisqu'il n'avait aucun prédateur, le castor s'est reproduit à un point tel qu'il est maintenant devenu un fléau pour l'environnement. En créant de nombreuses digues, il inonde les forêts. Pour corriger cette situation, le gouvernement importa des renards roux d'Angleterre, mais malheureusement, ceux-ci ne devinrent jamais un prédateur pour le castor. Ironie du sort, la Patagonie se retrouve aujourd'hui avec deux nouveaux intrus qui n'ont aucun prédateur.
Darwin est venu en Terre de Feu explorer la baie de Wulaia en 1831 lors de son fameux tour du monde. Il passa plus de cinq années sur le navire Beagle. Le canal du même nom nous rappelle aujourd'hui ce périple. Wulaia a guère changée depuis, elle est toujours aussi sauvage et magnifique. Bien sûr, il n'y a plus de Yamanas. D'ailleurs, Darwin avait dit de ce peuple qu'il représentait l'aspect le plus bas de la race humaine. Même s'il se rétracta par la suite, le mal était fait.
Le plus étrange est de retrouver dans cette contrée perdue nos castors canadiens. - Eh oui, notre copine Brigitte (pas Bardot mais Nadeau) avait bien raison. L'histoire remonte à bien des années (1946). Le gouvernement argentin voulait développer l'industrie de la fourrure, alors il importa des castors bien de chez nous. Le hic, c'est qu'il fait beaucoup moins froid en Patagonie qu'au Canada. Par adaptation (Darwin avait bien raison), notre mascotte nationale développa une fourrure moins épaisse, donc sans valeur marchande. Et, puisqu'il n'avait aucun prédateur, le castor s'est reproduit à un point tel qu'il est maintenant devenu un fléau pour l'environnement. En créant de nombreuses digues, il inonde les forêts. Pour corriger cette situation, le gouvernement importa des renards roux d'Angleterre, mais malheureusement, ceux-ci ne devinrent jamais un prédateur pour le castor. Ironie du sort, la Patagonie se retrouve aujourd'hui avec deux nouveaux intrus qui n'ont aucun prédateur.




jeudi 21 janvier 2010
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