lundi 21 décembre 2009

samedi 19 décembre 2009

Cimetière Recoleta

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Après être allé nourrir les nombreux moustiques du parc dans Porto Madero et avoir admiré la ville vue de la mer, nous nous sommes dirigés vers ce qui est devenu pour moi depuis hier le plus beau cimetière au monde, soit le cimetière Ricoleta. - Désolée Père Lachaise, vous n'êtes plus le seul. - Les monuments, pour la plupart en pierre sculptée, y sont entretenus avec soin par les riches familles ou, pour être plus exacte, par leurs domestiques. René et moi avons pu le constater en apercevant un bourgeois d'un certain âge devant le tombeau familial parler tranquillement au cellulaire tout en surveillant sa jeune domestique à ses pieds (et à quatre pattes s.v.p.) qui astiquait l'endroit.

Nous avons préféré retourner rapidement admirer les détails de ces magnifiques monuments et fouiner par leurs portes vitrées pour calculer les tombes empilées ou encore, dans les quelques tombeaux laissés à l'abandon, apercevoir des ossements. As-tu vu René, on voit un tibia !! , une pointe de faux effroi dans le ton, « Heinnn!... Anne, t'es certaine que c'est le tibia ? », « Ché-tu moi ! mais c'est un vrai de vrai os en tout cas ». Vous imaginez les heures de plaisir pour les gamins que nous devenons quand nous mettons les pieds (en autant que ce ne soit pas par devant) dans un cimetière.




Quand nous avons finalement retrouvé notre photographe, il était resté scotché aux deux premières allées. « Il faut absolument que je revienne passer toute une journée ici » nous a-t-il dit encore tout émerveillé par la beauté de ses nouveaux modèles de pierres.


Cimetière Recoleta- suite

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Les Portes du paradis

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Les Anges

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vendredi 18 décembre 2009

Gotham City

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jeudi 17 décembre 2009

René et son nouveau sombrero

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La Boca sin La Boca (suite)

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Nous avons trouvé dès notre arrivée dans notre quartier une sympathique pizzeria familiale. Puisque la journée d'hier fut aussi éreintante qu'excitante avec notre longue balade à bicyclette, et que la marchandise avait déjà été testée, nous sommes retournés souper dans cette fameuse pizzeria.

Une poignée de vieux habitués s'y étaient donné rendez-vous pour casser la croûte tout en regardant un match à la télé. Le reste de la salle était pratiquement vide et nous étions heureux. La conversation allait bon train entre nous sur ce que nous avions vu dans la journée, la signification de certains mots du menu et sur ce que nous allions commander. Un aimable Sénégalais qui nous avait aidés à commander notre viande la veille chez le boucher est passé sur le trottoir et nous avons échangé quelques mots par la fenêtre ouverte à côté de notre table. En voyage, il est agréable de s'installer, d'avoir ses habitudes et de revoir certains visages. Nous aimons faire notre nid, même en voyageant.

Après notre délicieux repas, lorsque fut venu le temps de payer notre addition, j'ai voulu prendre mon sac à bandoulière que j'avais déposé sur le dossier de ma chaise. Ma main est restée vide et mes yeux se sont ouverts très très grands. François, assis juste en face, m'a regardée d'un air intrigué. Mon sac j'ai dit. On m'a piqué mon sac, merde !!!

Je me suis alors rappelé avoir senti un léger frôlement sur mon épaule une heure plus tôt et m'être retournée pour remarquer un quarantenaire qui venait de s'installer dos à nous à la table voisine. J'ai bien trouvé cette attitude étrange puisque pratiquement toutes les tables étaient disponibles sauf celles des petits messieurs, mais je ne voulais pas être parano.

C'est ma première expérience de vol en voyage. Pas le fun pan-tou-te. L'adrénaline dans le plafond, j'ai passé une grande partie de la nuit à essayer d'analyser la situation et à me remémorer tous les détails du souper. Cet homme, je suis la seule à l'avoir remarqué et moi-même je ne l'ai jamais vu ni entrer ni sortir du restaurant. Je suis cependant persuadée que c'est lui et je suis aussi persuadée que nous sommes équipés pour sentir le danger. Aussi, la prochaine fois qu'une attitude ou un geste me paraîtra étrange, je serai aux aguets.

Ne vous inquiétez pas pour les conséquences matérielles de cette fâcheuse aventure, car j'avais eu la prudence de conserver mon passeport et ma carte de crédit ailleurs que dans mon sac et, même si j'ai perdu mon joli boîtier de lunettes$$$ George Laoun, celles-ci étaient fort heureusement restées sur mon nez. Quel soulagement ! Faire la Patagonie à demi aveugle, vous vous rendez compte.

La Boca sin La Boca

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Plus nous découvrons la ville, plus nous nous félicitons d'avoir choisi le quartier de San Telmo pour notre séjour ici. Nous avons plein de petits commerces à proximité et il y a de l'ambiance. Sans compter notre balcon-squat sur lequel nous restons en contact avec vous bien-aimés lecteurs et voyageurs virtuels. Hier nous est venue l'idée de visiter le quartier de la Boca (là où l'on retrouve ces fameuses maisons de tôles peintes de toutes les couleurs) en bicyclettes, mais la jeune femme qui nous les louait nous l'a nettement interdit. D'accord, pas de Boca à bicyclette.

Souples que nous sommes, nous avons donc changé nos plans et avons fait une grande balade dans le quartier Porto Madero (ancien port de Buenos Aires) où se trouve un immense parc marécageux, un genre de réserve naturelle d'oiseaux, serpents, iguanes et insectes affamés de touristes.


Il faut comprendre que les vélos sont peu nombreux dans cette grande ville et qu'avec l'outillage photographique de François et le look de René, nous ne passons pas inaperçus. Aussi quand un automobiliste a pris la peine de s'arrêter et de nous interpeller, nous pensions que nous prenions trop de place sur la rue ou que nous avions commis quelque impair routier. Mais l'homme nous a plutôt gentiment prévenu en anglais de faire très, mais alors là, très attention à notre caméra bien en vue à la taille de François. C'est compris. Nous serons très prudents. Mais ne l'étions-nous pas déjà suffisamment ? Muchos gracias senor. Ils sont vraiment sympas ces Argentins.

Nous avons poursuivi notre route jusqu'au parc tout en regardant les édifices s'éloigner et les hautes herbes des marais prendre la place qui leur revient. La tranquillité et l'aspect sauvage du lieu faisaient contraste avec la ville tout à côté.



On aurait dit que les îles de Boucherville étaient déménagées dans le Vieux port de Montréal si on veut absolument comparer. Sous un soleil de plomb et de multiples piqûres d'insectes protégés, nous avons continué notre route jusqu'au quartier Ricoleta.
 Vroum, vroum, vroum su mon ti becyk...

 (À suivre...)

mercredi 16 décembre 2009