Dans les trois prochains jours, nous serons en mer et il nous sera difficile, voire impossible, de répondre à vos commentaires. Cependant, nous avons déjà programmé quelques billets sur la Terre de feu pour vous divertir en notre absence.
À notre retour, nous pourrons fièrement porter un anneau d'or à notre oreille droite. René veut absolument que je vous demande pour quelle raison.
Partout à travers le monde chacun adapte l'icône américaine Barbie et cette idée passionne notre amie Brigitte, spécialiste en Barbie, aussi René s'est-il arrêté ici en pensant à elle et lui a choisi une poupée. Laquelle est-ce?
Voici un étrange et magnifique édifice à bureaux sur lequel sont tombés par hasard François et René. Le riche italien Luis Barolo qui l'a fait construire au début du XXe siècle craignait que l'Europe soit entièrement détruite par d'éventuelles guerres et voulait garder vivante la mémoire de Dante et sa Divine Comédie. Aussi, tout l'immeuble est une sorte de métaphore au texte.
En nous baladant dans le quartier Palermo Vuejo où se retrouvent les boutiques de jeunes designers argentins et des cafés plutôt touristiques, nous sommes tombés sur une galerie de photos contemporaines qui nous a particulièrement inspirés.
La galerie est située à l'étage et on y accède par un étroit et bel escalier de marbre. Comme dans toutes les habitations de cette ville que nous avons visitées jusqu'à présent, les plafonds y sont extraordinairement hauts (plus ou moins 12 pieds), sans doute pour conserver la fraîcheur des pièces. L'espace entièrement blanc sauf l'antique parquet et la terrasse sur les toits nous a séduits et nous y avons passé un bon moment. C'est là d'ailleurs qu'un divan de cuir avec du panache nous a fait de l'oeil et donné envie de jouer un peu avec lui.
Il y a parfois des moments magiques dans la vie, qu'importe où l'on se trouve. Comme l'autre jour alors que nous revenions d'une longue marche à découvrir un autre quartier particulier de cette ville dont les multiples facettes ne cessent de nous surprendre.
Donc, nous passions par la place de Mai vers les 19 h en retournant tranquillement à la maison lorsque nous avons remarqué un attroupement à la Cathédrale Metropolitana, une sorte de bâtiment colossal ressemblant davantage à un temple grec qu'à une église. Nous sommes rentrés. L'église aussi belle à l'intérieure que quelconque à l'extérieur était déjà bondée et des personnes tenant une chaise à la main, tentaient de se trouver une place dans les allées.
De toute évidence, un important concert se préparait. Les caméras étaient en place pour filmer le tout. Après avoir consulté le programme, nous avons décidé de nous installer tous les trois sur la marche d'une chapelle d'où nous ne voyons absolument rien. Qu'à cela ne tienne, l'entrée était gratuite et nos jambes avaient besoin d'un peu de repos. Quand les cordes du Camerata Bariloche et les voix de la coral de Buenos Aires ont entamé le premier morceau de Johann Sebastian Bach, la magie a opéré et là, plus rien d'autre n'existait que cette musique grandiose dans ce lieu doré et étrangement familier même ici à l'autre bout du monde puisque nous avons l'habitude de la magnificence des églises catholiques. François a sorti sa caméra pour filmer ce qu'il pouvait tandis que René et moi fermions les yeux pour nous laisser envahir par cette musique certainement écrite et jouer pour un Dieu que j'ignore, mais qui habite l'âme de ces artistes qui nous transportent au paradis.